L'investigation du journaliste, publié par le « El Mundo », assure que le profil du kidnappeur est identique à celui divulgué par la PJ. L'enlèvement aurait été fait « sur commande », faite depuis le Royaume-Uni, et décidé avant même l'arrivée des McCann au Portugal. L'homme, dit le journaliste espagnol, aurait dit à Séville, une semaine avant le kidnapping, qu'il devait aller à Algarve « pour voir des amis »...
L'Inspecteur-Chef de la PJ, Olegário de Sousa, s'est refusé à confirmer la présence d'agents portugais en Espagne mais a admis cette possibilité vu les accords de coopération avec le pays voisin. Cette piste n'est pas nouvelle pour l'investigation portugaise car la PJ sait que le jour de l'enlèvement, un homme, qui correspond au portrait du suspect, a demandé dans la station d'essence de Silves (sur l'autoroute A22) le chemin vers Praia da Luz. Il parlait espagnol.
La PJ considère que la piste espagnole fournie par le journaliste António Toscano, à propos d'un français répertorié pour pédophilie, présent à Algarve le jour du kidnapping, est “sérieusement compromise” par la publication de la nouvelle dans le journal “El Mundo”.
« Il avait deja parlé avec nous, et a demandé de maintenir l'information secrete. Alors, pourquoi avoir publié l'histoire?”, s'est questionné une source proche de l'enquête.
POLICE SECRETE PORTUGAISE COLLABORE
Le Service d'Informations et Sécurité (SIS) et la Police Judiciaire (PJ) ont déjà échangé, à plusieurs reprises, leurs informations à propos d'individus de nationalité arabe suspects d'être en rapport avec des réseaux de trafic d'enfants. L'objective est de confronter informations d'éventuels suspects de l'enlèvement de Maddie. Les deux services ont également vérifié la présence sur le territoire portugais d'individus de L'est ou du nord d'Afrique. L'information est avancée par le « Correio da Manhã » dans son édition de ce matin.
L'investigation en cours continue à vérifier tout ce que concerne Robert Murat, une piste que la PJ ne veut pas abandonner. Les autorités portugaises ont décidé de ne pas abandonner aucune des pistes possibles.
L'échange de renseignements entre le SIS et la PJ a commencé même à étudier la piste marocaine avant même qu'une touriste norvégienne annonce avoir vu Madeleine dans ce pays. L'essentiel de la collaboration entre ces deux forces à pour objective « l'échange d'informations à propos de l'identification de personnes référencées pour trafic d'enfants ». En concret, les investigateurs cherchent à connaitre « l'identité de personnes au Maroc qui on été jugées, ou suspectes de trafic d'enfants ».
Avec les renseignements du SIS, la PJ a pu restreindre l'univers des suspects possibles. Pour rappel, depuis 2000, le SIS est responsable d'une étude à propos des pédophiles portugais et étrangers présents dans le pays.
Une source du SIS a confirmé au “Correio da Manhã” qu'une des pistes suivies par la PJ, c'est la possibilité que Madeleine a pu être transportée via la mer. « Ils (la PJ) sont convaincus que la sortie de l'enfant (d'Algarve) a pu être faite via la plage de Burgau », affirme la même source des Services d'Informations et Sécurité
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